Allaiter ou pas : premier choix de maman

Actus  | 26 Juillet 2011
Babymoov

Attention sujet sensible ! Future maman, vous serez obligée de vous poser la question avant la naissance : j’allaite ou pas ? Vous serez aussi amenée à entendre le point de vue de chacun, puisque, il va falloir vous y habituer, le petit trésor que vous couvez ne vous appartient déjà pas. C’est un être social ! Je veux dire par là qu’il est déjà inscrit dans une culture historique et scientifique, notamment quant à la pratique de l’allaitement, d’un petit Français du 21e siècle. Et cette culture est véhiculée par la communauté d’individus qui vivent sur votre pallier, qui prennent le bus avec vous, qui discutent sur le web avec vous, qui travaillent avec vous et, bien sûr, ceux qui partagent avec vous un repas en famille les dimanches…

En d’autres termes, vous avez le choix d’allaiter ou non, mais vous devez avoir un argumentaire assez précis et personnalisé pour vivre une maternité sereine, et faire des choix sans pression outre mesure de votre entourage. Nous avons décidé de vous offrir un petit panorama historique et idéologique de l’allaitement et de ses substituts, et de vous donner les dernières recommandations en vigueur.

 

babymoov allaitement

 

Allaiter naturellement ?

La question de l’allaitement s’est toujours posée. Il a connu des modes diverses, propagées par les convenances du moment où les préconisations des professionnels de la santé. Ainsi dans l’Antiquité, on croyait que les traits de caractères étaient transmis lors de cet acte et donc qu’il fallait l’encourager. Cependant, déjà dans les familles princières, on s’accordait les services d’esclaves pour nourrir les enfants. A la même époque, le médecin grec Soranos avait déclaré le lait de la mère des 20 premiers jours après la naissance comme indigeste, il était donc remplacé par du lait de chèvre.

Au Moyen-âge, le recours à la nourrice était la norme, en particulier pour contourner l’interdiction faite aux femmes d’avoir de relations sexuelles pendant l’allaitement. En opposition à ce courant, les auteurs tels Erasme et Joubert et les médecins considéraient l’allaitement comme idéal.

Au 17e siècle, le discours médical va totalement défendre les substituts au lait maternel allant jusqu’à assimiler le colostrum (le lait maternel des premiers jours après l’accouchement) à du poison. Echo dissonant à ces thèses, Rousseau et son retour à la nature, il introduit même la nouvelle idée encore présente aujourd’hui de l’attachement entre la mère et l’enfant qui se développe en allaitant.

Ensuite l’industrialisation, la croissance urbaine et le développement du travail des femmes encouragent le phénomène des mises en nourrices à domicile ou à la campagne et l’éloignement d’avec les mères. Mais ces substituts nourriciers sont débordés d’enfant, et la mortalité infantile est considérable. Revirement chez les docteurs, et publicité à nouveau pour l’allaitement ou des remplacements par des laits animaux. L’incidence effective sur la diminution de la mortalité arrivera avec la pasteurisation et la stérilisation à la fin du 19e siècle

Au cours du 20e siècle, les firmes productrices de lait de substitution proposent des solutions remplacement de l’allaitement. S’ajoute dans les années 60- 70 un discours féministe grandissant, l’allaitement est perçu comme un enfermement de la femme avec l’enfant.

Ouf ! Difficile de s’y retrouver ! A travers les âges, lait de maman ou pas l’espérance de vie n’a cessé d’augmenter. Et on ne peut pas dire que si telle ou telle personne n’a pas été allaitée, elle aura moins de chance de survivre. Par contre, l’allaitement semble protecteur.

Les dernières recommandations

Depuis les années 80 et un certain retour à la nature on voit un léger regain de l’allaitement en France.

Plus récemment,  les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) en 2002, encouragent à l’allaitement pendant les six premiers mois de la vie de bébé.  Selon ce rassemblement d’experts médicaux et d’autres disciplines, il y a un réel gain apporté par l’allaitement. 

 

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Un petit résumé en quelques points :

  • Le lait maternel est adapté à l’enfant selon son âge et selon le moment de la tétée.
  • Le lait maternel intègre de multiples constituants qu’il est impossible d’inclure dans les substituts de lait, en particulier les anticorps qui contribuent à la protection de l’enfant contre les infections.
  • Les inconvénients potentiels de l’alimentation artificielle concernent la contamination lors des étapes de préparation du biberon ou lors de son nettoyage. Certaines erreurs de dosage de la poudre de lait aboutissant à des surconcentrations de la préparation.
  • Jusqu’à 6 mois, le lait maternel  assure au bébé une croissance et un développement optimaux.

 

Alors allaiter ou pas ?

On peut dire qu’en matière d’allaitement une grande part de symbolique et de mystique subsiste.  Bien que le lait maternel ait les vertus naturelles adaptées à l’enfant, c’est aussi une certaine une vision de la femme et de l’enfant qui est véhiculée. Irait-on jusqu’à dire qu’elle cherche à cantonner la femme à son rôle de mère ? Disons que la nature a bon dos parfois !

D’autre part, les mamans se trouvent parfois stigmatisées parce qu’elles allaitent à la vue de tout le monde. Il faut savoir que la fréquence des tétées de bébé par jour est de 8 à 12 fois. On peut imaginer les contraintes techniques qui découragent plus d’une maman à sortir de chez soi… Autrement dit pour allaiter heureux allaitons cachés ??

Allaiter est-il déterminant ? Disons que les premiers instants de la vie sont réussis si l’affection est là, et si les principales recommandations d’hygiène et de nutrition sont respectées.  Si la maman ne peut donner son lait, si elle doit travailler, si elle ne se sent pas à l’aise…Si au contraire, elle peut et veut allaiter, elle a envie de cet attachement avec l’enfant…ça reste une décision personnelle.

Pour reprendre un propos courant dans les maternités, le principal est d’être à l’aise, de suivre son ressenti tout en donnant le meilleur pour l’enfant. C’est le fondement d’une relation saine et équilibrée.

Alors votre choix est-il fait ? Comment avez-vous pris votre décision ?

 Marie

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7  commentaires sur Allaiter ou pas : premier choix de maman

King, 21 Avril 2015
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driene, 29 Mars 2013
J'ai choisi de ne pas allaiter, bien qu'incomprise dans mon choix.
J'entends dire qu'il faut donner la tetee de bienvenue pour faire reeellement ce choix. Je l'ai fait et ca n'a rien change dans mon choix.
Je pense qu'on ne devrai pas obliger a allaiter car cela pourrai etre mal vecu.
Pour ma part si on m'aurai oblige, Je me serai coupe du monde. Et surement excecrable car je ne serai pas bien.
Je pense que chacune doit faire comme elle le sent pour bien vivre ces moments qui restent des moments d'echange sein ou bib.
Je n'ai rien contre celles qui allaitent ou pas.

Laetibidule, 17 Octobre 2011
Je ne me suis jamais posé la question : sein ou bib ? Quand je suis tombée enceinte, il était naturel pour moi d'allaiter au sein.
Quand, je lis cet article, je me dit que l'on n'a du bol, nous et nos enfants de vivre au 21°sc, car il y a vraiment eu des abérations de dites !!

Valérie, 17 Octobre 2011
bonjour,

j'ai choisi d'allaiter pour mon premier suite aux recommendations de mon entourage et surtout sur les conseils du pediatre. Mais ca a surtout été mon choix personnel.
J'ai allaité pendant 10 mois environ et ne le regrette pas. Pour mon deuxième prévu pour février 2012 je pense allaiter egalement parce que c'est vrai que c'est mieux pour les raisons médicales que vous evoquez dans l'article. mais loin de moi l'idee de jetter la pierre a celles qui ne le font pas, chacun est libre de faire son choix, apres tout c'est son corps et son enfant !


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